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lundi 26 août 2013

Percy Jackson, de Rick Riordan

L'auteur : Rick Riordan est né en 1964 au Texas et vit à San Antonio avec sa famille. Pendant ses études, il s'est spécialisé en Histoire et en Anglais. Il a une expérience de quize ans en tant qu'enseignant, ce qui se ressent fortement dans ses livres pour la jeunesse. Il est principalement connu pour ceux-ci, et notamment la série Percy Jackson suite au battage médiatique qui a accompagné l'adaptation au cinéma. Mais 10 ans plus tôt, il publiait déjà la série Tres Navarre, destinée à un lectorat plus âgé. Après la mythologie grecque, sa dernière série en date se rapporte à l'Egypte des dieux et pharaons.


Tome 1 : Le Voleur de Foudre


Illustration: 20th Century Fox Film Corporation

Présentation de l'éditeur : Une vie de demi-dieu, c'est dangereux. C'est angoissant. Le plus souvent, ça se termine par une mort abominable et douloureuse. Dès l'instant où l'on sait si l'on en fait partie, ils le perçoivent eux aussi et se lancent à vos trousses. Un jeune garçon apprend que les dieux de l'Olympe sont on ne peut plus vivants, et qu'il est lui-même un demi-dieu.



Supposons un instant que le bon vieux panthéon grec n'est pas qu'un mythe : les titans, les dieux, les monstres, les chimères et les demi-dieux sont réels. Evidemment, tout ce petit monde ne s'est pas évaporé il y a 2000 ans. En particulier, les dieux continuent de se prendre d'affection pour les mortels. En un mot comme en cent, des demi-dieux se baladent en ce moment même dans notre monde.
Au début du roman, Percy Jackson croit n'être qu'un enfant qui n'a pas eu son comptant de chance. Son père a disparu quand il était bébé. Sa mère, qu'il vénère presque, a épousé un tocard fainéant, bête et méchant. Quant au garçon, il est dyslexique, hyperactif et souffre d'un trouble de l'attention. Bref, sa vie scolaire est un peu chaotique. Or, tous ces tracas trouvent une explication dans le fait que Percy est justement un demi-dieu. Et on se rend compte qu'en fait ses problèmes sont tout autres :

1 - Il est vraisemblablement le fils de l'un des Trois Grands (Zeus, Poseidon, Hades) qui ont pourtant juré sur le Styx de ne plus enfanter (leur progéniture, très puissante, influence trop le monde) : les relations familiales s'annoncent tendues.
2 - Zeus croit que c'est Percy qui a volé son éclair primordial. Le garçon, qui ne connaît rien du monde qui s'ouvre à lui, a deux semaines pour ramener l'éclair - qu'il n'a pas.
3 - Les Enfers ont apparemment deux mots à lui dire.
4 - C'est justement là que sa quête l'emmène ; sa mère y a visiblement été expédiée.

Ce premier tome est truffé de bonnes choses. Les références à la mythologie grecque pullulent évidemment, et le mélange avec le monde moderne est vraiment bien réalisé. Les références sont souvent accompagnées de quelques explications ou rappels, mais jamais de manière pesante. Les parents feraient mieux de réviser leurs fiches : cela leur fera du bien et donnera lieu à de sympathiques échanges avec leurs marmots autour du livre.
Il y a une réelle volonté de "dépoussiérer" les mythes pour intéresser le jeune lecteur. Dans le même temps, il y a un agréable souci du détail. Un exemple parmi tant d'autres m'a frappé : pourquoi Percy parvient-il à comprendre ce que dit un zèbre, mais pas ce que dit un lion ? Pour le savoir, il faut avoir à l'esprit tous les attributs de son père. Ce genre de petite touche me plaît beaucoup.

J'aimerais insister sur un aspect pour lequel je tire vraiment mon chapeau à R. Riordan : la narration. Ecrire un roman pour la jeunesse (adolescents compris) en première personne est un exercice difficile, périlleux. Les libraires regorgent d'échecs cuisants en la matière. Et j'ai trouvé que Riordan s'en est admirablement tiré. Je n'ai eu aucun mal à m'immerger dans l'histoire racontée par un garçon de 11 ans.
Je ne peux pas vraiment dire qu'il s'agit d'un gros coup de coeur. D'abord parce qu'il faut que je lise les quatre autres tomes de la série, mais surtout parce que je suis (un peu) vieux par rapport au lectorat ciblé. Mais je pense qu'il s'agit d'un excellent livre. N'hésitez pas à le lire, et faites le découvrir aux enfants et jeunes ados.





Illustration par John Rocco

Présentation de l'éditeur : Lorsqu'une simple partie de foot se change en bataille contre un gang de cannibales géants, Percy le demi-dieu a un terrible pressentiment. Comme le lui annonçaient ses étranges cauchemars, les frontières magiques qui protègent la Colonie des Sang-Mêlés sont empoisonnées. Pour sauver leur domaine, Percy et ses amis devront parcourir la Mer des Monstres, qui porte bien son nom.


A première vue on a dans ce tome une intrigue un peu moins profonde. Dans le précédent, il s'agissait non seulement de ramener l'éclair, mais aussi de découvrir qui l'avait volé. Ici, on a "simplement" une quête et son accomplissement. Mais c'est une vision un peu réductrice. Ce qui caractérise surtout ce tome, c'est d'être vraiment un épisode dans une histoire plus large. Par petites touches, les enjeux globaux de la série sont précisés : la menace Cronos qui grandit, le destin de l'Olympe, le rôle de Percy. Il y a même un retournement de situation à la fin, assez efficace pour inviter à se plonger rapidement dans le tome suivant.

J'ai aussi ressenti que Riordan commence à se libérer dans son écriture. C'est particulièrement visible pour ce qui est de l'humour. On a par exemple une illustration amusante du supplice de Tantale, et de la différence entre Chiron et les autres centaures. La métaphore engagée sur les chaînes de malbouffe comme manifestations de l'Hydre prête aussi à sourire. (mais pourquoi ont-ils utilisé l'Hydre dans le premier film?) 
Même l'humour de Percy gagne en efficacité ("Nous avons failli nous tuer six ou sept fois seulement, ce qui m'a semblé plutôt peinard"). La palme revient quand même à une réutilisation de la ruse de Pénélope avec... Grover dans le rôle de la future mariée! De par le lieu et l'objet de la quête (la Toison d'or), le livre fourmille en effet de références aux aventures d'Ulysse (dont Pénélope est la femme, pour ceux qui ne se souvenaient pas^^) et de Jason : Charybde et Scylla, Circé, les cyclopes...

D'ailleurs, voici l'autre aspect de la prise d'ampleur dans l'écriture de Riordan. Dans le premier tome, les sujets de réflexion sérieux apparaissaient en filigrane. Mais Percy commence à grandir et à être à même de se poser directement certaines de ces questions. Ici, il s'agit de savoir dépasser et même ignorer les différences de chacun, et d'apprendre à respecter les personnes pour ce qu'elles sont. Bref, Percy apprend la tolérance. La leçon se fait au contact de son demi-frère Tyson. Car la famille du garçon s'élargit : puisque (presque tous) les cyclopes sont enfants de Poseidon, ceux-ci ne sont rien d'autre que ses demi-frères.

L'existence de Tyson peut sembler incohérente au début : après tout il a clairement été engendré après le serment des Trois Grands. Ce serment sur le Styx est-il donc si facile à briser? Et puis, cela ne remet-il pas en question le statut particulier de Percy? Mais en fait non, parce que le serment concerne seulement les enfants conçus avec des humains. Et on apprend la vraie raison de ce serment : selon une prophétie, un tel enfant détiendra à ses seize ans le pouvoir de détruire ou de sauver l'Olympe. Cette révélation offre un éclairage nouveau sur certains évènements et un enjeu pour la suite de la saga : Percy est-il celui annoncé par la prophétie? Si oui, que choisira-t-il? 
Même si ce n'est pas au niveau de l'intrigue, ce tome n'est donc pas sans une certaine épaisseur. Tous ces éléments en font une autre très bonne lecture et une réussite du point de vue de l'attrait pour la suite.

J'ai lu le tome 1 avant de m'y inscrire, c'est donc ce tome 2 qui compte pour le




Illustration : John Rocco




Présentation de l'éditeur : Percy et ses amis Annabeth, Grover et Thalia se retrouvent face à un horrible manticore. Ils n'ont la vie sauve que grâce à l'intervention de la déesse Artémis et de ses Chasseresses. Mais lorsque Annabeth puis Artémis disparaissent, une nouvelle quête semée d'embûches s'annonce : Percy devra plus que jamais se méfier des manipulations et des pièges de Cronos, le Seigneur des Titans. 




La Mer des Monstres marquait un certain éloignement par rapport au monde des mortels, du moins dans la majorité du récit. Dans ce troisième volume on retrouve l'enchevêtrement entre monde moderne et mythologie à son plus haut niveau. Un signe en est que la mère de Percy et le père d'Annabeth gagnent en importance. Cette interaction donne lieu à des effets de contraste très réussis, par exemple sur l'incompatibilité entre les explications modernes et les mythes : le Soleil et le char d'Appollon, la vision des constellations, etc. Cela donne également lieu à des lectures modernes assez convaincantes de certains aspects mythologiques : le déséquilibre crée par l'homme dans la Nature favorisé par la disparition de Pan, la modernisation du char d'Appollon (il faut bien vivre avec son temps), l'utilisation qu'on peut faire de la peau impénétrable du lion de Némée, la période Haïku d'Appollon (dont la poésie et la musique sont des attributs classiques).

C'est aussi un bon ressort comique, puisque la dissonance entre les deux mondes dans lesquels Percy évolue est fréquemment source d'incongruités, voire d'absurdités, assez efficaces en terme d'humour. Souvent, cela vient d'un mélange détonant : l'écart entre les traits typiques de Percy en tant que jeune adolescent et tout ce qui accompagne son statut de demi-dieu. On peut penser par exemple à la manière dont dénouer un filet par plusieurs mètres de fond lui évoque l'emmêlement des fils de sa console de jeu ou le passage savoureux pendant lequel sa mère les conduit lui, Annabeth et Thalia pour une mission de sauvetage. Il faut espérer que Riordan parvienne à ne pas tomber dans l'excès.
On peut être confiant sur ce dernier point car en plus des références complètement évidentes, Riordan fait preuve à d'autres endroits d'une finesse et d'une précision très appréciables. Je ne pense pas gâcher votre plaisir en attirant votre attention sur la manière dont il évoque les tâtonnements et les évolutions de la mythologie grecque, tout en leur apportant une vision et une explication originales : voyez par exemple ce qu'il fait concernant les confusions Appollon/Helios et Artémis/Sélène, ou les différentes versions sur le nombre des Hespérides. Il fait même preuve de pas mal d'audace en proposant des réécritures pures et simples de certains mythes.

L'univers de la saga s'étoffe encore dans ce tome, en particulier avec les chasseresses d'Artémis dont l'existence nous apprend que la Colonie des Sang-Mêlés n'est pas la seule voie pour les demi-dieux. Sans oublier l'introduction de Nico et Bianca, deux nouveaux rejetons d'un dieu. Entourés de mystère, ils vont se révéler bien plus important qu'on ne pourrait le croire au début. Le camp de Cronos continue de développer ses forces et les dynamiques au sein de son armée évoluent avec l'entrée en scène du Général, la position de Luke qui devient plus précaire, et quelques dissensions personnifiées par Thorn. Dans l'autre camp, l'Olympe paraît plus lent à accorder ses violons, mais les choses avanceront peut-être avec le Conseil qui doit avoir lieu au Solstice d'Hiver, à condition que Percy et ses amis réussissent leur quête.

Le dernier grand point fort de ce tome, c'est Percy. Pour la dimension héroïque, Riordan y va à fond. Il passe à la vitesse supérieure dans le parallèle entre le garçon et Hercule, qui est peut-être le plus grand et célèbre héros de la mythologie. La descente aux enfers dans Le Voleur de Foudre était une référence assez timide à cause de différences importantes ; le combat contre l'Hydre dans La Mer des Monstres était plus explicite. Ici, on a carrément plusieurs des travaux d'Hercule qui sont imposés à Percy, même s'il reçoit l'aide de ses amis. Le Lion de Némée, le Sanglier d'Erymanthe, le Jardin des Hespérides (avec la tâche subsidiaire de la capture de Nérée), ce n'est pas rien. Par ailleurs Percy explore et assume d'avantage son héritage paternel en instaurant une communication régulière avec Tyson, en endossant la responsabilité du pavillon de Poseidon à la Colonie, et en portant secours aux créatures marines. Pour son côté adolescent, Riordan met en scène avec justesse sa relation avec Thalia : une amitié qui n'est pas sans tensions provoquées par la rivalité et une pointe de jalousie de part et d'autre. De ce point de vue Percy grandit encore au cours de ce tome puisqu'il gagne petit à petit la maturité pour accepter et dépasser la situation. Sans oublier l'évolution assez convenue mais bien traitée de son regard sur Annabeth. S'il n'est pas exempt de défauts, il faut quand même admirer les efforts presque constants qu'il fait pour s'améliorer sur de nombreux plans.

Du côté des développements futurs, il y a bien entendu la guerre entre l'Olympe et les Titans qui approche de plus en plus, mais aussi d'autres éléments qui sont introduits ou qui progressent, tels que la quête de Pan qui connaît une petite avancée encourageante. Ce troisième tome est donc une confirmation de la très bonne qualité de cette saga. Il donne toutes les raisons d'espérer que les deux derniers tomes apporteront une suite satisfaisante à l'histoire de Percy.


Illustration : John Rocco

Présentation de l'éditeurLa vie de Percy est menacée. L'armée de Cronos s'apprête à attaquer la Colonie des Sang-Mêlé, en empruntant le Labyrinthe de Dédale. Percy et ses amis doivent trouver Dédale avant Cronos et tout faire pour lui barrer la route. Mais circuler dans l'enfer souterrain n'est pas aisé... surtout quand le chemin est parsemé d'effroyables pièges.


Alors qu'elle attend depuis qu'elle a 7 ans, Annabeth se voit enfin confier une quête dans ce tome. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'est pas vraiment gâtée, vu le contexte. Il s'agit de sauver la Colonie des Sang-Mêlé de l'attaque imminente des forces de Cronos, rien que ça ! Percy et elle ont découvert que l'ennemi pourrait bien les envahir sans se soucier des barrières magiques en passant par le Labyrinthe de Dédale dont l'une des entrées débouche au coeur de la Colonie. Et comme les rêves de Percy indiquent que Luke et ses sbires font des progrès, il faut trouver un moyen de leur barrer la route. Le but de la quête d'Annabeth est donc de trouver l'atelier de Dédale au centre du Labyrinthe et de le convaincre de ne pas laisser passer les armées de Cronos. En espérant que l'ingénieur de génie soit encore vivant, et disposé à aider les jeunes héros. Car s'il laisse Luke s'emparer du fil d'Arianne, celui-ci pourra se repérer et lancer son attaque.

En bien des sens, ce tome 4 est le tome de transition de la saga. Evidemment, transition avant la grande bataille et le dénouement dans le tome 5. Si la Colonie est menacée, elle n'est en même temps qu'une étape dans la campagne de Cronos qui veut renverser l'Olympe et détruire le monde. On ne s'étonnera pas alors que ce tome soit marquée par une dimension plus sombre et sérieuse encore que le précédent. Ce sentiment est encore renforcé par le choix de Riordan de situer la majorité de l'action dans le labyrinthe souterrain. Comme en plus celui-ci est rempli de pièges et risque de rendre fou ceux qui le parcourent, autant dire que la tension grimpe d'un cran.

L'ouvrage et la vie de Dédale ne sont bien sûr pas les seuls aspects mythologiques couverts. Riordan nous a habitués à mêler intelligemment plusieurs pans de la mythologie et c'est encore le cas ici. On a par exemple l'habituelle référence aux travaux d'Hercule - cette fois avec les écuries d'Augias - et celle à l'Odyssée d'Ulysse, avec l'île déserte de Calypso. On pourrait s'amuser à faire la liste des références. Cela dit, je préfère insister sur le fait que Riordan s'emploie à brasser très large dans la mythologie. Ainsi le fait d'avoir fait de Cronos l'ennemi à vaincre lui permet d'inclure de nombreuses références à la Titanomachie, aspect qui est souvent moins connu que les frasques des dieux olympiens. C'est l'occasion par exemple de découvrir les Hécatonchires, géants à cent mains que l'on est pas forcément habitués à côtoyer  On a aussi un rappel que Poseidon n'est pas seulement le dieu des mers et océans, et même une nouvelle mention de la diversité de sa progéniture avec Antée. L'épisode qui le concerne est même une référence un peu lointaine et subtile à Hercule - encore lui. Bref, Riordan est impressionnant dans sa manière de montrer à quel point la mythologie grecque est vaste et riche. C'en est au point qu'il peut se permettre quelques libertés au service de son histoire.

La Bataille du Labyrinthe est aussi le tome de transition pour les personnages puisque tous les personnages principaux mûrissent. Parfois cela passe par des désillusions, comme pour Tyson avec Briarée ou Annabeth avec Dédale. En ce qui concerne Percy, cela vient par une meilleure connaissance de soi et de ses propres convictions et sentiments, ou l'acceptation que sa mère trouve le bonheur avec un autre homme. Même Grover et Nico grandissent d'un coup et beaucoup dans ce tome. Le satyre revient sur le devant de la scène et sa quête du dieu Pan le mènera à s'accomplir auprès des siens. Quant à Nico, il suit le chemin douloureux du deuil et choisit de suivre sa propre voie. Comme en plus l'auteur prend le temps de développer des personnages secondaires tels que Hera, Dyonisos, Clarrise et Rachel - habilement introduite dans le tome précédent et mise en avant dans celui-ci -, on peut dire que côté personnages on est gâtés.

Il reste à voir comment Riordan va gérer le final de cette saga. Maintenant que les forces de Cronos sont prêtes il semble difficile de garder le même schéma que précédemment : on imagine mal le roi des Titans attende les prochaines vacances d'été pour laisser aux adolescents l'occasion de profiter d'une année de repos ou de préparation. Comment l'auteur va-t-il aborder cette conclusion ? Que va t'il se passer, et comment Percy va-t-il gérer la prophétie qui le concerne ? La suite dans le dernier tome.




Illustration :
John Rocco

Présentation de l'éditeur : Toute l'année, Percy et son armée de demi-dieux se sont préparés à affronter les Titans. L'heure est venue. Les troupes de Cronos avancent vers Manhattan où l'Olympe est en danger. Tandis que Percy et ses amis luttent, ils savent que le temps est compté. La prophétie va s'accomplir : Percy doit prendre une décision qui condamnera ou sauvera le monde. Mais cette décision, quelle est-elle ?


La guerre entre l'Olympe et les forces de Cronos est maintenant bien engagée. La dernière bataille est proche et, si c'est bien Percy qu'elle concerne, la Grande Prophétie se réalisera bientôt puisque le garçon approche de ses 16 ans. C'est le moment pour le fils de Poseidon d'entendre cette prophétie dans sa totalité, et de mener les demi-dieux de la Colonie au combat contre l'armée de Cronos.

Ce dernier tome est fantastique. Riordan a fait un excellent travail en décrivant une bataille crédible à Manhattan. Inscrite dans la durée, avec des combats très bien orchestrés, ce qu'il faut de tension et de tragédie. Il n'a pas lésiné non plus sur le suspens. Même pendant ce dernier tome, la prophétie reste mystérieuse et tout ne prend son sens qu'à la fin.

Là où l'auteur fait fort, c'est qu'il parvient à intégrer au milieu de toute cette agitation les réponses à de nombreuses questions, et à introduire toujours plus de nouveaux détails sur la mythologie grecque. Prométhée, Hestia, la boîte de Pandore ne sont que quelques uns des éléments  en question. On en apprend également plus sur l'Oracle de Delphes et la raison pour laquelle c'est une momie, sur les événements qui ont provoqué l'exil de Nico pendant des années et sur bien d'autres choses.

De plus, l'auteur n'a négligé aucun des personnages importants. On apprendra même toute l'histoire de la chute de Luke, le destin de Rachel, l'avenir de Grover ou encore la place de Tyson dans le royaume de Poseidon. Riordan a donné vie à une galerie de personnages vraiment bien gérés, et sa vision des personnages mythologiques célèbres est également très rafraîchissante : parfois à contrepied, toujours modernisée et souvent hilarante (Persephone et Demeter !)

En effet, et c'est peut-être encore plus fort que tous les autres aspects, le mélange entre mythologie et époque actuelle, la grande caractéristique de ce cycle, fonctionne vraiment merveilleusement ici. Surtout au niveau de l'humour : le décalage entre les deux mondes est une source inépuisable d'absurde et de loufoque. Mais cela est fait sans ridiculiser l'histoire ou amoindrir les enjeux et, à l'inverse, l'ambiance pressante et guerrière ne teinte pas non plus l'humour de macabre. Vraiment, c'est très plaisant à lire.

Au final, l'histoire de Percy Jackson est vraiment divertissante et bien menée. Cela reste de la littérature jeunesse, mais c'est indéniablement un coup de coeur dans le genre.

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